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Le conseil syndical : rôle, pouvoirs et bonnes pratiques pour une copropriété bien gérée
Gestion de copropriété
17.04.2026

Le conseil syndical : rôle, pouvoirs et bonnes pratiques pour une copropriété bien gérée

Le conseil syndical : rôle, pouvoirs et bonnes pratiques pour une copropriété bien gérée

Temps de lecture : 6 minutes | Mis à jour : mars 2026 | Catégorie : Vie de la copropriété

Le conseil syndical est l'organe méconnu de la copropriété. Ni décideur (c'est l'AG), ni gestionnaire (c'est le syndic), il est pourtant le maillon essentiel qui fait la différence entre une copropriété bien gérée et une copropriété qui dérive. Quand le conseil syndical est actif, informé et organisé, tout fonctionne mieux.

Le rôle du conseil syndical

Le conseil syndical assiste le syndic et contrôle sa gestion (article 21 de la loi de 1965). Il est l'intermédiaire entre les copropriétaires et le syndic, et joue un rôle consultatif sur toutes les questions de gestion de la copropriété.

Il ne prend pas de décision à la place de l'AG, mais il prépare les décisions, vérifie les comptes, donne son avis sur les devis et les contrats, et alerte les copropriétaires en cas de problème.

Composition et élection

Le conseil syndical est composé de copropriétaires élus en AG à la majorité de l'article 25. Le nombre de membres est fixé par le règlement de copropriété ou par l'AG (en pratique, 3 à 5 membres pour une petite copropriété, jusqu'à 7-9 pour les grandes).

Les membres élisent un président parmi eux. Le président est l'interlocuteur principal du syndic et peut convoquer les réunions du conseil.

Le mandat du conseil syndical ne peut excéder 3 ans, renouvelable. Les membres ne sont pas rémunérés (sauf décision contraire de l'AG pour les missions exceptionnelles). En revanche, les frais engagés dans l'exercice de leur mission sont remboursés par la copropriété.

Les pouvoirs du conseil syndical

Le conseil syndical peut recevoir délégation de l'AG pour prendre certaines décisions (article 21-1 de la loi de 1965, introduit par l'ordonnance de 2019). Cette délégation porte sur des dépenses dans la limite d'un montant voté en AG, pour des catégories de travaux ou de contrats définis.

Ce mécanisme de délégation est particulièrement utile pour les travaux d'entretien courant, les contrats de maintenance, ou les interventions urgentes de faible montant, il évite de convoquer une AG extraordinaire pour chaque décision.

La mission de contrôle du syndic

Le conseil syndical a un droit d'accès permanent aux documents de la copropriété : comptes, relevés bancaires, contrats, factures, correspondances. Le syndic est tenu de les lui communiquer sur simple demande.

En pratique, un conseil syndical efficace :

Vérifie les comptes avant l'AG (rapprochement des factures et des écritures comptables)Contrôle les appels de fonds et la trésorerieSuit les sinistres et leur traitement par le syndicVérifie que les décisions d'AG sont bien exécutéesExamine les devis avant de les soumettre au vote

Le conseil syndical peut se faire assister d'un professionnel (comptable, avocat, architecte) aux frais de la copropriété, sur vote en AG.

La mise en concurrence du syndic

Depuis la loi ALUR, le conseil syndical doit procéder à une mise en concurrence du syndic au moins tous les 3 ans, sauf dispense votée en AG à la majorité de l'article 25.

La mise en concurrence implique de solliciter plusieurs propositions de contrat et de les présenter aux copropriétaires avec l'avis du conseil syndical. C'est un exercice sain qui permet de vérifier que le rapport qualité-prix du syndic reste compétitif.

Bonnes pratiques

Se réunir régulièrement. Un conseil syndical efficace se réunit au moins 3 à 4 fois par an (préparation de l'AG, suivi des travaux, contrôle des comptes). Ces réunions peuvent être informelles.

Documenter les échanges. Tenir un compte rendu des réunions avec le syndic permet de garder une trace des engagements pris et de suivre leur exécution.

Communiquer avec les copropriétaires. Le conseil syndical peut diffuser une note d'information avant chaque AG pour expliquer les enjeux des résolutions proposées.

Se former. Les associations de copropriétaires (ARC-UNARC, ANGC) proposent des formations gratuites ou à faible coût pour les membres de conseils syndicaux.

FAQ

Un copropriétaire peut-il refuser d'être membre du conseil syndical ?

Oui. L'élection au conseil syndical suppose le consentement de l'intéressé. On ne peut pas imposer cette fonction à un copropriétaire.

Que faire si aucun copropriétaire ne se porte candidat ?

La copropriété fonctionne sans conseil syndical. Ce n'est pas illégal, mais fortement déconseillé : le syndic n'est alors soumis à aucun contrôle de proximité.

Le locataire peut-il être membre du conseil syndical ?

Non. Seuls les copropriétaires (ou leurs conjoints, ou les représentants légaux de copropriétaires personnes morales) peuvent siéger au conseil syndical.

MY SYNDIC travaille en étroite collaboration avec les conseils syndicaux de ses copropriétés. Contactez-nous.

Sources